L’Egypte a dévoilé samedi 30 sarcophages en bois peint, rare découverte d’objets antiques, en excellent état de conservation après plus de 3.000 ans passés sous le sable près de Louxor, dans le sud de l’Egypte. Jaune, rouge, vert, les couleurs et les traits noirs sont intacts sur le bois des sarcophages, qui arborent toujours de nombreux hiéroglyphes, des divinités égyptiennes, des oiseaux, des serpents ou encore des fleurs de lotus.
Les sarcophages ont été découverts la semaine dernière dans la nécropole d’Assasif, près de la Vallée des rois, sur la rive occidentale du Nil, et des photos avaient fuité avant même l’annonce officielle, qui a été faite samedi devant le temple de la reine Hatchepsout.
Les 30 pièces en bois peint --qui ont servi de cercueils pour des hommes, des femmes et des enfants--ont été trouvées à un mètre sous terre, empilées les unes sur les autres en deux rangées. Ces sarcophages appartiendraient à une importante famille de prêtres.
Parallèlement, l’Egypte a enregistré un regain dans le secteur du tourisme, avec 8,2 millions de visiteurs en 2017, et 11,3 millions en 2019, selon les chiffres officiels. Mais le pays est encore loin des 14,7 millions de touristes de 2010.
Samedi, une foule de touristes arpentait le site du temple d’Hatchepsout. Et parmi les invités à la conférence de presse figurait le célèbre archéologue égyptien Zahi Hawass, arborant son chapeau de cowboy, occupé à prendre des selfies avec les touristes.